Cuba a ouvert aux opérateurs privés un ensemble de secteurs stratégiquement sensibles, par un décret signé le 22 juillet par le premier ministre Manuel Marrero Cruz et applicable au 4 août. La distribution de carburant, la fabrication et la vente de médicaments, les services d'optique et de soins, la collecte des déchets, la production d'électricité, les terminaux portuaires et de voyageurs ainsi que l'importation de véhicules sont concernés, les micro, petites et moyennes entreprises privées et les coopératives non agricoles pouvant opérer sous licence d'État.
La liste est l'information. La Havane a passé plusieurs années à élargir l'espace de la petite entreprise privée, mais elle avait conservé le carburant, le médicament et l'électricité, c'est-à-dire les secteurs qui montrent le plus visiblement si un État tient ses promesses. Les céder relève moins d'un virage doctrinal que du constat que les réseaux publics de distribution ne parviennent plus à les faire fonctionner.

