La FIFA propose de transférer l'exploitation commerciale et événementielle de ses tournois, Coupe du monde comprise, dans une nouvelle filiale, et d'en vendre un cinquième à des investisseurs privés. Thrive Capital mènerait l'investissement, J.P. Morgan pilotant la levée de fonds. Le produit serait réparti entre les 211 fédérations membres, sous la forme d'un premier versement de 20 millions de dollars à l'approbation, suivi de trois autres échelonnés jusqu'en 2038.
Dit simplement, l'offre consiste à demander à chaque fédération de voter une modification de gouvernance et de recevoir de l'argent selon un calendrier qui dépend de l'adoption de ce vote. Le président de la FIFA a fixé la date du 19 septembre, avec jusqu'à 40 millions de dollars par fédération à la clé. Quels que soient les mérites de l'opération, lier le paiement à la décision est ce qui en fait un sujet de gouvernance plutôt que de financement.
L'UEFA a mal réagi, invoquant un défaut de consultation, et des options allant jusqu'au boycott de la Coupe du monde ont été évoquées. La menace est plus crédible qu'il n'y paraît, car ce qui est vendu tient en grande partie à la participation des confédérations. Un tournoi sans équipes européennes n'est pas l'actif que valorisent les investisseurs.

