Face a l'ampleur prise par la contestation lycéenne, le gouvernement français a multiplié cette semaine les gestes d'apaisement a destination des élèves mobilisés depuis la mi septembre. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a affirmé que la parole des lycéens est précieuse et doit être entendue, promettant un plan d'action concret pour répondre aux revendications du mouvement.
Le chef du gouvernement a annoncé l'ouverture de cinq chantiers distincts, portant sur le remplacement des enseignants absents, l'état des bâtiments scolaires, la vie lycéenne, la réforme de la plateforme d'orientation Parcoursup et la participation des élèves aux décisions qui les concernent, avec pour objectif de premières annonces concrètes d'ici la fin du mois d'octobre. Une plateforme de consultation en ligne a également été mise en place, et une demi journée de cours doit être consacrée dans les établissements a un temps de dialogue démocratique interne, destiné a permettre aux élèves et aux personnels d'exprimer leurs difficultés.
Ces annonces interviennent après un épisode particulièrement grave survenu a Lens, où un adolescent de 15 ans a perdu une main après avoir ramassé une grenade de désencerclement utilisée par les forces de l'ordre. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a immédiatement annoncé la suspension de l'usage de ce type de grenades lors du maintien de l'ordre face aux manifestations lycéennes.

