Le gouvernement français a présenté jeudi 1er octobre son projet de loi de finances pour 2027, a Bercy, dans un contexte marqué par une dette publique sur le point d'atteindre un nouveau record. Selon les projections officielles, la dette doit s'établir a 119,3% du produit intérieur brut en 2026, avant de grimper a 121,7%, voire près de 122% du PIB en 2027.
La conférence de presse de présentation du budget et du projet de loi de financement de la sécurité sociale a réuni le ministre de l'Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, numérique et énergétique Roland Lescure, le ministre chargé de l'Action et des Comptes publics David Amiel, le ministre du Travail et des Solidarités Jean Pierre Farandou, ainsi que la ministre de la Santé, des Familles, de l'Autonomie et des Personnes handicapées Stéphanie Rist. Le gouvernement a mis en avant 43 milliards d'euros d'économies nouvelles, portant l'effort budgétaire total a environ 54 milliards d'euros en tenant compte des mesures déjà engagées les années précédentes, avec pour objectif de ramener le déficit a 5% du PIB, sans hausse d'impôts annoncée a ce stade.
Face a l'ampleur de cette dette, certaines voix politiques continuent de défendre des solutions plus radicales. Le candidat de La France insoumise Jean Luc Mélenchon a de nouveau évoqué la possibilité de geler, voire d'annuler, la part de la dette détenue par la Banque centrale européenne. Selon lui, geler cette dette revient a la transformer en dette perpétuelle, c'est a dire une dette sans échéance de remboursement et a taux d'intérêt faible ou nul, ce qui équivaudrait donc, dans les faits, a l'annuler.

