Un mouvement de contestation lycéenne né le 21 septembre dans l'académie de Créteil s'est propagé a l'ensemble du pays, prenant par endroits une tournure de plus en plus violente. Les élèves dénoncent le manque d'enseignants, des classes surchargées allant jusqu'à 32 ou 35 élèves, des emplois du temps trop lourds, des bâtiments vétustes, ainsi que le stress lié a la plateforme d'orientation Parcoursup, dans un contexte aggravé par des températures ayant atteint 35 degrés lors des vagues de chaleur de l'été 2026.
Vendredi 2 octobre, des affrontements ont opposé lycéens et forces de l'ordre dans plusieurs villes du pays. Des gaz lacrymogènes ont enveloppé les rues de Strasbourg, des feux d'artifice ont été tirés en direction des lignes de police a Marseille, tandis que des poubelles étaient incendiées a Rennes. A Paris, un feu de poubelle s'est propagé a la façade du lycée professionnel Gaston Bachelard, dans le treizième arrondissement, soufflant les vitres de l'entrée avant que la Brigade de sapeurs pompiers de Paris ne parvienne a maîtriser l'incendie.
Les conséquences de ce mouvement se mesurent désormais a grande échelle: environ 400 lycées, soit près d'un établissement sur dix, sont restés fermés. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a indiqué sur TF1 qu'environ 5000 personnes, pour la plupart des adolescents, avaient été interpellées depuis le lundi 28 septembre.

