La Russie a rejeté mardi les accusations selon lesquelles elle chercherait à influencer la prochaine élection présidentielle française, qualifiant ces allégations de propagande anti-russe. Selon Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, un rapport du gouvernement français sur une possible ingérence électorale russe relève lui aussi d'une fabrication hostile à Moscou.
Ces déclarations interviennent alors que des procureurs français ont ouvert une enquête sur des campagnes de désinformation suspectées de viser deux anciens premiers ministres candidats, Édouard Philippe et Gabriel Attal, ainsi que le candidat de centre gauche Raphaël Glucksmann.
Selon les services de renseignement français, la Russie aurait mené 205 opérations informationnelles sur le territoire français depuis août 2023. Du côté russe, Maria Zakharova a répliqué en affirmant que certains candidats utilisaient la rhétorique de la menace russe comme argument de campagne pour mobiliser les électeurs.

