Le Rassemblement national a accusé la gauche de vouloir mettre en péril la paix civile si Marine Le Pen venait à remporter l'élection présidentielle du printemps prochain, illustrant le ton de plus en plus offensif de la campagne. À moins de huit mois du scrutin, la présidente du Rassemblement national, âgée de 58 ans, reste en tête des intentions de vote dans la plupart des sondages.

Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a estimé que les appels de la gauche à la désobéissance civile constituaient un aveu de faiblesse. Selon lui, ces formations chercheraient déjà à mettre à mal la paix civile dans le pays, avant même la tenue du scrutin.

Ses propos font suite à des déclarations de Mathilde Panot, cheffe de file des députés de La France insoumise, et de Marine Tondelier, secrétaire nationale des écologistes, qui ont toutes deux indiqué qu'elles soutiendraient une forme de désobéissance civile en cas de victoire du Rassemblement national.

Cet échange tendu intervient alors que plusieurs sondages récents suggèrent que Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France insoumise, pourrait être le mieux placé pour affronter Marine Le Pen au second tour, devant des candidats plus modérés. La polarisation entre l'extrême droite et une partie de la gauche s'annonce ainsi comme l'un des axes centraux d'une campagne présidentielle déjà marquée par des désaccords profonds sur l'économie, la dette et les retraites.

Ce récit s'appuie sur des informations rapportées par The Local.