Jean-Luc Mélenchon a relancé la controverse sur la dette publique française en proposant d'annuler la part détenue par la Banque de France, soit environ 18% de l'encours total. Sur le terrain de campagne, le candidat de La France insoumise a résumé sa proposition en une formule choc: il suffirait, selon lui, de prendre les 18% détenus par la Banque de France et de les jeter au feu.
Cette sortie intervient alors que la campagne présidentielle s'installe durablement sur le terrain économique, à peine quelques jours après le premier débat organisé par le Medef entre les principaux candidats. Un sondage récent plaçait Jean-Luc Mélenchon en position de disputer un second tour face à Marine Le Pen, devant les candidats plus modérés, ce qui donne un écho particulier à ses propositions les plus radicales.
L'idée a trouvé un soutien inattendu du côté du monde financier, le banquier Matthieu Pigasse s'étant dit favorable à une forme d'annulation partielle de la dette. Mais elle se heurte a une opposition frontale du gouvernement. Le ministre de l'Économie Roland Lescure a qualifié la proposition de non sens total, estimant qu'elle conduirait le pays vers une nouvelle crise financière. Le Premier ministre Sébastien Lecornu, de son côté, a dénoncé une escroquerie a l'état pur.

