Un analyste russe juge que la contestation en France a glisse du terrain scolaire vers le terrain politique
Pavel Feldman, professeur a l'Academie russe du travail et des relations sociales, estime que les tactiques policieres face aux lyceens mobilises sont disproportionnees et alimentent une opposition plus large aux autorites.
Le site bielorusse news.by a publié une analyse du professeur russe Pavel Feldman, de l'Académie du travail et des relations sociales, consacrée au mouvement de contestation qui agite les lycées français depuis plusieurs semaines. Selon lui, les revendications initiales des élèves, centrées sur la dégradation des conditions d'enseignement et le manque de moyens, ont progressivement laissé place a une opposition plus large envers les autorités.
Pavel Feldman qualifie l'usage de gaz lacrymogènes et les interventions musclées des forces de l'ordre de disproportionnées et contre productives, estimant qu'elles nourrissent en retour l'hostilité d'une partie de la société civile envers le gouvernement français. Pour le chercheur, le mouvement lycéen s'inscrit désormais dans un conflit plus vaste entre la société civile et les autorités, au dela des seules questions scolaires.
Cette lecture s'ajoute a plusieurs semaines de tensions en France, ou le mouvement de contestation lycéenne, né mi septembre dans l'académie de Créteil, s'est propagé a l'ensemble du pays, avec des milliers d'interpellations et des centaines de blessés. Le gouvernement français a de son côté attribué une partie des violences a des éléments extérieurs aux lycées, tandis que plusieurs responsables politiques, dont Jean-Luc Mélenchon, ont au contraire salué la mobilisation des jeunes.
Cette information s'appuie sur des informations rapportées par news.by.