Le gouvernement français a confirmé qu'il maintenait l'interdiction des téléphones portables dans les lycées dès la rentrée de septembre 2026. La mesure s'étend à l'ensemble des appareils connectés, tablettes et montres connectées comprises, ainsi qu'aux téléphones sans connexion internet, et vient prolonger l'interdiction déjà en vigueur depuis 2018 pour les élèves plus jeunes.
La règle ne s'applique qu'aux établissements publics, les établissements privés restant libres de fixer leurs propres politiques. Chaque lycée doit désormais définir ses propres modalités d'application dans son règlement intérieur, qu'il s'agisse de casiers individuels, de boîtiers collectifs de rangement ou de pochettes verrouillables que les élèves ne peuvent ouvrir qu'à leur sortie de l'établissement. Le non respect de la règle peut entraîner une confiscation ou une sanction disciplinaire.
Des exceptions sont prévues pour un usage pédagogique encadré par le personnel, pour des besoins pratiques comme la bibliothèque ou la restauration scolaire, ainsi que pour des raisons médicales, notamment pour les élèves en situation de handicap ou souffrant de troubles de santé. Certains établissements autorisent également l'usage du téléphone pendant la pause déjeuner ou au sein du centre de documentation.
Cette interdiction s'inscrit dans un texte de loi plus large adopté par le Parlement en juillet, qui prévoyait également d'interdire l'accès aux réseaux sociaux pour les mineurs de moins de quinze ans. Le Conseil constitutionnel a censuré cette disposition sur les réseaux sociaux, un revers pour l'exécutif, mais a laissé subsister l'interdiction du téléphone au lycée.
Ce récit s'appuie sur les informations rapportées par Le Monde.

