Un jury fédéral du district ouest de l'État de New York a reconnu Hadi Matar coupable de tentative de fourniture d'un soutien matériel à une organisation terroriste étrangère désignée, d'acte de terrorisme transcendant les frontières nationales et de fourniture d'un soutien matériel à des terroristes. Il avait déjà été condamné en mai 2025 par une juridiction d'État à 25 ans pour la tentative de meurtre de Salman Rushdie, et encourt désormais la perpétuité au niveau fédéral. La peine sera prononcée le 3 novembre et son avocat a annoncé un appel.

Hadi Matar, 28 ans, avait attaqué Salman Rushdie sur scène dans l'ouest de l'État de New York en août 2022, le poignardant à plusieurs reprises. L'écrivain a survécu et perdu l'usage d'un oeil. Le parquet a indiqué que l'agresseur avait préparé son geste pendant des mois, et les enquêteurs ont trouvé chez lui des documents liés au Hezbollah, fondement de la condamnation pour soutien.

Le procès d'État avait établi ce qu'il avait fait. Celui-ci établit à quelle fin, et c'est cette distinction qui justifiait la procédure fédérale. Une condamnation pour tentative de meurtre traite l'attaque comme une violence contre une personne. Une condamnation pour terrorisme la traite comme la tentative d'exécuter une fatwa vieille de plusieurs décennies en tuant l'écrivain qu'elle désignait, ce qu'elle était.

Pour quiconque publie, c'est cette qualification qui est utile. La fatwa visant Rushdie a 37 ans et l'attaque est survenue 33 ans après son édiction, commise par un homme né longtemps après l'écriture du livre. La leçon qu'en tirent auteurs, traducteurs et éditeurs est que ce type de menace n'expire pas selon un calendrier, et qu'un verdict qui la nomme terrorisme décrit au moins correctement le risque sous lequel ils travaillent.