La Fédération française de football a nommé mardi Zinédine Zidane sélectionneur de l'équipe de France masculine, pour un contrat de quatre ans. Il a 54 ans, n'a plus occupé de poste depuis son départ du Real Madrid en 2021, et a passé l'intervalle à refuser des clubs capables de le payer bien davantage que cette fonction.

Il succède à Didier Deschamps, qui s'est retiré après la Coupe du monde 2026 au terme de quatorze années. Deschamps a dirigé l'équipe sur 185 matches pour 120 victoires, remporté la Coupe du monde 2018 et la Ligue des nations 2020-2021, et atteint la finale de l'Euro 2016 et celle du Mondial 2022. C'est le plus beau bilan d'un sélectionneur français, et c'est aussi une durée telle que la fédération n'avait pas mené ce type de recrutement depuis très longtemps.

Le contexte immédiat est celui d'un tournoi qui a mal fini. La France est arrivée en Amérique du Nord parmi les favorites et a perdu en demi-finale contre l'Espagne, qui l'a ensuite emporté. Ce n'est pas une crise d'effectif. C'est le problème plus inconfortable d'un groupe assez bon pour qu'on attende la victoire et qui ne l'a pas obtenue, situation où l'on préfère d'ordinaire changer de voix plutôt que de joueurs.

Ce que Zidane apporte n'est pas une école tactique. C'est que le vestiaire n'a pas besoin qu'on lui explique son parcours, et que la fédération a recruté le seul candidat dont l'autorité ne dépend pas de la prochaine campagne de qualification. Savoir si cela résiste à un mois d'octobre difficile est la seule vraie question, et c'est celle qui attend chaque sélectionneur français.