Léon XIV se rendra en France du 25 au 28 septembre, et l'Église catholique du pays met en place l'organisation nécessaire pour l'accueillir. Le programme se répartit entre Paris, Lourdes et Metz, s'ouvre par des vêpres solennelles à Notre-Dame le soir de l'arrivée, et comprend une visite au siège de l'Unesco. Il fait suite aux invitations du chef de l'État, des évêques de France et de la directrice générale de l'Unesco.
Le dernier voyage papal officiel en France est celui de Benoît XVI en 2008, et dix-huit ans suffisent pour que la plupart des équipes diocésaines qui l'avaient conduit soient parties. Des comités préparatoires se constituent sous la coordination de la Conférence des évêques, le détail pastoral et logistique étant réglé entre les services du Vatican et les diocèses, ce qui est la forme habituelle de ces déplacements et la partie qui décide de leur réussite.
Les trois lieux ne sont pas interchangeables. Notre-Dame porte le poids de l'incendie et de la réouverture, et placer la première soirée là rattache la visite à l'histoire religieuse française la plus suivie de la décennie. Lourdes est le lieu de pèlerinage, qui s'adresse directement à l'Église pratiquante et rassemble les plus grandes foules. Metz est le moins évident et donc le plus délibéré, un diocèse au statut juridique particulier hérité de l'histoire de la région, et un choix qui dit quelque chose de la portée voulue du déplacement.
L'Unesco introduit une institution laïque dans l'itinéraire d'une visite religieuse, ce qui permet au voyage de fonctionner comme une occasion d'État autant que pastorale. Cette combinaison est la partie délicate dans un pays dont le règlement public sur les religions repose sur la séparation, et elle se traite chaque fois en gardant les deux registres dans des salles différentes.
Pour l'Église de France, l'enjeu pratique est la visibilité plutôt que la doctrine. La visite arrive dans un moment de pratique resserrée et de tensions institutionnelles persistantes, et quatre jours de couverture nationale sont la plus grande attention qu'elle recevra d'un seul coup cette décennie. Ce qui en sera fait se décide maintenant, en commission, et non en septembre.

